Le Forum du Youpi Youpi Fan-Club Show

Tu es plutôt ciné ou manga? Sérieux ou déconneur ? Au lieu d'aller sur un seul forum bien précis, viens vite te défouler ici !
 
AccueilPortailCalendrierGalerieFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Battle Royale 2003

Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Derewyn

avatar

Féminin
Nombre de messages : 813
Age : 33
Localisation : Le Youpi-Youpi FCS
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Battle Royale 2003   Jeu 10 Juin à 11:45

BATTLE ROYALE 2003


"... Maintenant, on porte tous les deux une arme. Si on est amené à l'utiliser un jour, ce sera contraint et forcé, et à contre-coeur. Mais, on a pas le choix, on est condamné à aller de l'avant.
- On court Noriko ?"
Elle acquiesce.
Peu importe que la route soit longue. De toutes tes forces... COURT !"
GENERIQUE DE FIN;


Des applaudissements s'élevèrent de la salle de cinéma bondée. Au milieu de la foule des spectateurs, la classe européenne du lycée EURO AND CO s'apprêtait à sortir.

"La vache ! Il déchire ce film ! "Battle Royale", c'est une bombe ! s'exclama Frédéric, un garçons du lycée.
- T'as raison. N'empêche que si ce film était une histoire vraie, il n'y aurait plus aucun jeune dans le coin !" ironisa Jérémy.

Ces deux-là étaient vraiment les meilleurs amis du monde. Ils se connaissaient depuis la maternelle et avaient juré sur leur honneur de ne jamais se quitter.

"Vous savez les gars : il n'y a qu'au Japon que l'on verra des trucs pareils. Ce n'est pas chez nous que ça arriverait ! déclara Angie.
- Angie, t'as pas autre chose à dire ?! Regarde un peu notre classe, il peut se passer n'importe quoi, on a de tout : du russe, de l'australien, du colombien et même du japonais.
- Tu veux parler de Ryoko ? Je l'avais oublié celle-là.
- Tu sais, ça ne m'étonne pas. Le jour où tu t'intéresseras à autre chose qu'à toi, la Terre s'arrêtera de tourner ! Tu veux que je te dise une chose ? Tu n'es qu'une garce.
- Toi, ferme-la !
- Les enfants, le car est là ! hurla la directrice du lycée.
- Madame, désolé de casser tous vos espoirs, mais on n'est plus des gosses, lui fit remarquer Ahmed, en exagérant son accent tunisien.
- Surveille un peu ton langage toi.
- Mais oui, à d'autres !"

Le car s'arrêta devant le cinéma. Finalement, la dernière soirée que la classe avait passé au Japon avait été bien mieux qu'ils ne l'avaient espéré. Pour une fois, leur directrice, madame Raverdini, avait visé juste. Une fois à bord du véhicule, Angie alla retrouver sa soeur jumelle, Eléonore. Toutes les deux étaient blondes comme les blés, leurs cheveux longs et ondulés, grandes, fines et elles avaient de magnifiques yeux bleus. Elles étaient fières de leur physique et en profitaient pleinement pour le montrer aux autres, quitte à passer pour des garces. Ce qui leur valût le surnom des Deux Aryennes par Ahmed et Simon. Mais, quoiqu'ils disent, elles avaient toujours autant de succès. Ryoko, qui monta la dernière dans le véhicule, dû d'asseoir en face des deux chipies.

"Tiens, dit Angie à sa soeur, regarde qui arrive.
- Mais, ça alors ! C'est Risoto ! se moqua Eléonore. Dis donc, la bridée, va voir du côté de la buveuse de vodka si j'y suis !"

Ryoko, au bord des larmes, alla s'asseoir à côté de Linka, la seule russe de la classe. Voilà pourquoi les Deux Aryennes l'avaient baptisée ainsi. Elle regarda la japonaise et lui dit :

"Ne fais pas attention à elles, Ryoko. Elles sont comme ça avec tout le monde. Elles ont la vacherie dans le sang.
- Pourquoi sont-elles comme ça ? Qu'est-ce que je leur ai fais ?
- Perso, je n'en sais rien pourquoi elles sont comme ça. Dès qu'il y a de nouveaux élèves, et en plus s'ils sont étrangers, elles leur en font baver. Et ne pense pas que ça s'arrange avec le temps. La preuve : t'as entendu comment elles m'ont appellé ?
- Allez les jeunes, il est onze heure du soir, heure locale. Si vous voulez être en forme pour prendre l'avion à neuf heures demain matin, vous avez tous intérêt à dormir ! suggéra madame Raverdini dans le micro qui se trouvait à l'avant du car.
- Ahahah ! ria le groupe en choeur.
- Et si on refuse ?" ironisa Géraldine, connue pour son humour venant de son pays d'origine, la Belgique.

Madame Raverdini se retourna. Elle portait un masque à gaz, de même que le conducteur du car. Elle décapsula plusieurs bombonnes de gaz soporifique qui étaient dissimulées à l'avant du véhicule, sous un vieux drap.

"Dans ce cas, je vous donnerai un petit coup de main... "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.derewyn.skyblog.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Jeu 10 Juin à 12:26

trooooooooo cool!!!
Post la suite viiiiiiiiiiiiiiiiiiite!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Saby
Revenir en haut Aller en bas
Derewyn

avatar

Féminin
Nombre de messages : 813
Age : 33
Localisation : Le Youpi-Youpi FCS
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Jeu 10 Juin à 12:30

Merci ! Aussitôt dit, aussitôt fait !

Le lendemain matin, les élèves se réveillèrent dans une salle pour le moins étrange : ils étaient dans une salle de classe ! Des tables et des chaises renversées jonchaient le sol poussièreux.

"Mais qu'est-ce que c'est que cet endroit ?" demanda Zoé d'un ton inquiet. Elle ne parvenait pas à dissimuler le tremblement de sa voix.

Comme réponse à sa question, la porte de la classe coulissa et madame Raverdini arriva, entourée de gardes armés jusqu'aux dents. La directrice se mit au tableau et, avec l'aide d'une craie blanche, elle écrivit les lettres : BR. Toute la classe se mit à rire.

"Eh, madame, il était génial le film, mais bon, vous avez un peu passé l'âge de faire joujou à ça, non ? se moqua Stéphane.
- Qui te parle de jouer ? lui répondit la directrice. Je pense qu'il est inutile que je vous rappelle les règles ni que je vous passe la vidéo. Ces gentils messieurs vont vous distribuer vos paquetages avec vos armes et vos provisions pour toute la durée du jeu, enfin pour la durée que vous resterez en vie.
- C'est n'importe quoi, cette histoire. Et puis d'abord, ce sont des comédiens ces "soit disant" soldats.
- Johnny, toi qui est si intelligent, tu n'aurais rien remarqué de nouveau chez toi ? Je vais te donner un petit indice : ton joli collier... "

D'un seul et même geste, les élèves mirent leurs mains autour de leur cou. Des colliers gris en acier inoxydable et étanches s'y trouvaient.

"Espèces de salauds !
- Ta gueule, Johnny ! hurla Alida, paralysée de peur.
- Bien dit, Alida. Au moins, ce jeu t'aura permis de t'affirmer, il était temps. Bon, trève de bavardages : à l'appel de vos noms, vous ferez comme dans le film. Au fait, vous avez des questions ?
- Le film, c'est une histoire vraie ? demanda timidement Marina.
- Mais t'a fais BAC + 4 pour poser une question comme ça ?! Oui, c'est une histoire vraie. On a décidé d'en faire un film comme camouflage cette loi. Pas bête, hein ?
- Et les acteurs, ils sont dans le secret ?
- Ils sont plus que dans le secret : ils sont tous morts. Nous en avons gardé seulement deux en vie. Les "héros" du film, comme vous avez dû le deviner.
- Les lois sont-elles les mêmes ?
- Oui, elles n'ont pas changé. Personne ne sera perdu, n'est-ce pas Ryoko ?"

La jolie japonaise ne répondit rien. Elle ne pouvait rien dire ni rien faire et cela était une torture pour une fille issue d'une famille de travailleurs émigrés qui s'est battue pour survivre dans un pays où lorsque tu perds, tu meurs.

"Bon, voici l'ordre de passage :
- Garçon numéro un : Ahmed Belloua
- Fille numéro un : Riwanon Ar Bras
- Garçon numéro deux : Etienne Cap
- Fille numéro deux : Lee-Anne Berry
- Garçon numéro trois : Stéphane Dubois
- Fille numéro trois : Géraldine Blanchard
- Garçon numéro quatre : Laurent Gordin
- Fille numéro quatre : Sophie Henry
- Garçon numéro cinq : Simon Lopez
- Fille numéro cinq : Marianne Leigh
- Garçon numéro six : Matthias Losac
- Fille numéro six : Fanny Lelac
- Garçon numéro sept : Jérémy Maroy
- Fille numéro sept : Angie Le Vallois
- Garçon numéro huit : Frédéric Muller
- Fille numéro huit : Eléonore Le Vallois
- Garçon numéro neuf : Benjamin Novak
- Fille numéro neuf : Alida Lumière
- Garçon numéro dix : Duncan O'Donnell
- Fille numéro dix : Marina Martin
- Garçon numéro onze : Johnny Smith
- Fille numéro onze : Linka Turovna
- Garçon numéro douze : David Zimmermann
- Fille numéro douze : Ryoko Yamasaki
- Garçon numéro treize : Christian Zugana
- Fille numéro treize : Zoé Yullman."

A l'appel de leur nom, les élèves sortirent un par un en prenant au passage le sac qui leur était destiné. Quand Zoé sortit, le massacre avait déjà commencé...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.derewyn.skyblog.com
Link

avatar

Nombre de messages : 226
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Jeu 10 Juin à 13:05

Tu pourrais pas me mettre dans l'histoire ? Embarassed
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.vale46.fr.st
Seth

avatar

Féminin
Nombre de messages : 86
Age : 32
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Jeu 10 Juin à 14:32

La fic est déjà finie (moi je l'ai lue en entier nananereuh !!!) ^^
Et puis si je me souviens bien, Dere n'a pas mit des personnes qu'elle connaissait dans cette fic.
Moment d'acalmie dans ses pulsions suicidaires sans doute... Very Happy

_________________
Les chiffres sont accablants : il y a des plus en plus d'étrangers dans le monde.

Luis REGO
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derewyn

avatar

Féminin
Nombre de messages : 813
Age : 33
Localisation : Le Youpi-Youpi FCS
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Ven 11 Juin à 11:14

Qu'est-ce que c'est que cette insinuation douteuse, Seth ?
Ben non, je ne peux pas te mettre dedans, mon cher Link. Je ne vais pas le réécrire non plus. Laughing
Allez, en voilà encore :





DEBUT DU JEU : 6H00

Devant la jeune fill était étendu le corps de Christian. Un shuriken était planté au milieu de son front et un filet de sang coulait le long de son visage. Dans ses yeux encore ouverts, elle pouvait y lire l'horreur et la surprise avec laquelle il fut tué. Sentant une présence en face d'elle, Zoé leva les yeux. Deux visages encadrés d'une chevelure blonde se tenaient là, un sourire satisfait aux lèvres.

"Pas mal, soeurette ! dit Angie afin que Zoé l'entende.
- Oui, j'ai toujours été très douée... C'est quoi son arme ?
- J'hallucine ! s'exclama la blonde machiavélique en sortant l'arme du sac de Christian. C'est un briquet !
- C'est pas de chance, il ne fumait pas...
- Ahahah ! Tiens, regarde qui est là, Eléonore. Ne serait-ce pas notre petite autrichienne de service, la magnifique Zoé ?
- Mais tu as raison, dis donc. Angie, je te laisse cet honneur.
- Tu es sûre ?
- Oui, oui. J'insiste !
- Quel honneur ? demanda la pauvre Zoé, paralysée de terreur.
- L'honneur de t'achever, sale rat ! Et pour cela, je veux te voir souffrir. Je veux que tu vois mon visage avant de mourir.
- Pourquoi ? Qu'est-ce que je t'ai fais ?
- Rien et tout à la fois. Je déteste la concurence. Tu ne comprends pas ? Je vais t'expliquer : un jour, j'ai demandé à Christian s'il voulait avoir la chance et surtout l'honneur de sortir avec moi. Il faut dire que ce jour-là, j'avais eu un moment de faiblesse. Et tu sais ce qu'il m'a répondu ? "Tu peux aller te faire foutre, salope. Tu n'arrives même pas à la cheville de Zoé !" Ce qu'il m'a dit m'a fait beaucoup de peine, alors voilà. Ma chère soeur l'a buté comme le chien qu'il était !
- Ce n'est pas possible ! Il t'admirait ! Toi et ta soeur, il vous admirait ! Il rêvait de vous toutes les nuits, mais il n'osait pas vous le dire de peur d'une méchanceté de votre part.
- C'est vrai ça ? Quel dommage... "

Angie se jette sur Zoé, l'agrippa par le cou et pointa son pistolet sur la tempe de la jeune fille qui était en pleurs. Mais, juste au moment où celle-ci allait presser la détente, Zoé sortit de son sac l'arme dont elle avait bénéficié : un spray anti-agressions. Elle pulvérisa le produit dans les yeux d'Angie, qui se mirent à lui brûler et à pleurer. Le temps qu'elle et sa soeur réalisèrent ce qu'il s'était passé, Zoé s'enfuya dans la forêt qui entourait l'école, ou plutôt la base, dans laquelle ils étaient arrivés, elle et les autres. En courant comme une folle, elle se dit qu'il n'y avait plus aucun doute possible : Battle Royale existait bel et bien et que, quoiqu'il arrive, il ne resterait qu'un seul survivant...

6H15

MORT : garçon n°13
SURVIVANTS : 25
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.derewyn.skyblog.com
Link

avatar

Nombre de messages : 226
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Ven 11 Juin à 12:42

C'est pas grave si je suis pas dedans ^^
J'adore l'histoire pour l'instant ^^
*Vivement que je puisse lire la suite*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.vale46.fr.st
Derewyn

avatar

Féminin
Nombre de messages : 813
Age : 33
Localisation : Le Youpi-Youpi FCS
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Sam 12 Juin à 11:18

Un peu plus loin, sur une plage au sud de l'île où se déroulait le jeu, Benjamin et Fanny s'assirent sur le sable. Ils étaient à bout de souffle car, ils n'avaient pas arrêté de courir depuis qu'ils avaient quitté la base. Ils s'étaient retrouvés grâce aux appels de Fanny en haut d'une falaise. Heureusement pour elle, ce fut son petit ami qui y répondit. Devant la mer, ils ouvrirent leur sac.

"Qu'est-ce que tu as reçu comme arme ? demanda Benjamin.
- Un flacon de cyanure, et toi ?
- De la mort aux rats. Ce n'est pas très rassurant et loin d'être pratique pour ce genre de "jeu"...
- Tu sais, Benji, je ne veux pas mourir, pas comme ça. Je ne veux pas que l'on s'entre-tue tous. On est quand même ami, même si certains d'entre nous ont des différents avec d'autres, ce n'est pas si grave. Pourquoi est-ce que toute la classe voudrait en finir avec ses élèves ?
- Je ne peux pas répondre aux questions auxquelles moi-même je n'ai aucune réponse...
- Benjamin, si je devais mourir, je voudrais que ce soit toi qui me tue. Parce que je saurais que ce n'est pas la haine qui guiderait ton geste.
- Je pense à la même chose, Fanny, mais nous ne sommes pas encore arrivés là. Nous ne sommes pas encore morts. Mangeons et reposons-nous un peu.
- Tu as raison. Tout à l'heure, lorsque j'étais en haut de la falaise, j'ai repéré une grotte non loin d'ici. On pourrait s'y abriter et y faire un feu ?
- Bonne idée ! Allons-y... "

Ils se levèrent et se dirigèrent vers cette cavité rocheuse qui paraissait se trouver là depuis toujours. La pluie et le temps continuaient encore à la façonner et à la prolonger dans le coeur de la falaise. Elle était sombre et moite, mais qu'importe puisque le jeune couple allait y être en sécurité pendant quelques heures. Ils trouvèrent du bois mort et allumèrent un feu qui leur réchauffa le coeur. En le contemplant, ils oublièrent pendant un moment où ils étaient et ce qu'ils devaient y faire. A la suite de cette courte évasion, tous deux s'occupèrent de leur déjeûner, puis ils se mirent l'un en face de l'autre, assis sur leur manteau afin d'éviter le contact du sol mouillé sur leur peau tremblante. En mangeant, Fanny regarda Benjamin droit dans les yeux et, d'un ton qui se voulait être moqueur, elle lui dit :

"J'espère que ce repas ne sera le dernier que nous prenons ensemble.
- Moi aussi je l'espère, ma puce, et je voulais te dire... "

Il n'eut pas le temps d'achever sa phrase. Sa respiration devenait de plus en plus difficile et sa gorge était en feu. Il cracha et constata avec effroi que sa salive s'était teintée de noir. Il regarda Fanny et, d'une voix implorante, lui demanda :

"Qu'est-ce que tu m'as fait ?
- Je suis désolée, mais malgrès l'amour que je te porte, je veux m'en sortir. Comprend-moi, je n'ai jamais rien gagné dans ma vie et j'ai envie de prouver à tout le monde que je ne suis pas une ratée.
- Ne t'inquiète pas, je te comprend très bien, ma puce. Il n'y a qu'une seule chose qui me rassure...
- Laquelle ?
- ... C'est que je ne mourrai pas tout seul... "

Quand Benjamin eut fini ces mots, Fanny ressentit son estomac qui se tordait si violemment qu'elle crût qu'elle allait vomir, et elle comprit ce que cela signifiait.

"Ne m'en veut pas, s'il te plaît...
- Je ne t'en veux pas, mon coeur... Je t'aime Benjamin...
- Je t'aime aussi, Fanny... "

Et ainsi, dans un ultime effort, leurs lèvres, déséchées par le poison qu'ils s'étaient mutuellement échangé, s'unirent dans un dernier baiser.

10H30

MORTS : garçon n°9
fille n°6
SURVIVANTS : 23
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.derewyn.skyblog.com
Link

avatar

Nombre de messages : 226
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Sam 12 Juin à 12:00

Excellent ^^ Vivement la suite Exclamation
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.vale46.fr.st
Derewyn

avatar

Féminin
Nombre de messages : 813
Age : 33
Localisation : Le Youpi-Youpi FCS
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Lun 14 Juin à 11:07

Non loin de là, Linka, armée d'un inutile freesbee, marchait dans la forêt. Elle ne se sentait guère rassurée et sentait de lourds regards peser sur elle. La jeune fille savait que son courage était au plus bas et, lorsqu'elle entendit des brindilles craquer derrière elle, elle eut toute les peines du monde à retenir le cri qui déchirait sa poitrine. Linka décida tout de même de se retourner.

"Qui est là ? Répondez... Ryoko, c'est toi ?"

Pour toute réponse, elle ressentit une vive douleur sur le côté gauche de sa gorge, puis elle s'effondra de tout sont poids sur le sol. Avant de fermer les yeux, elle pût distinguer une forme qui s'approchait d'elle. Celle-ci émit un ricanement et lui asséna un violent coup sur la tête. Le corps de Linka gisait parmis les feuilles mortes, une fléchette plantée dans le cou.

11H15
MORT : fille n°11
SURVIVANTS : 22
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.derewyn.skyblog.com
Derewyn

avatar

Féminin
Nombre de messages : 813
Age : 33
Localisation : Le Youpi-Youpi FCS
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Mer 16 Juin à 10:33

Duncan se rendit dans une vieille bâtisse qui devait être une ancienne infirmerie. En ouvrant la porte, il tomba nez-à-nez avec Frédéric et Jérémy. Le premier pointa son arme vers lui.

"Ne t'approche pas, Duncan. Maintenant, je n'ai plus confiance en personne.
- Si, en moi ! déclara Jérémy, un peu vexé.
- Mais toi, c'est différent...
- Pose ton arme, Fred et je ne toucherai pas à la mienne, je te le promets. Tiens, je te la passe, je te passe même tout mon sac. Tu sais très bien que je suis incapable de tuer qui que ce soit et que... "

Soudainement, de la musique classique retentit. Quelques secondes après, la voix de madame Raverdini se fit entendre dans les haut-parleurs qui se trouvaient disposés aux quatre coins de l'île.

"Il est midi, mes trésors. Voil l'heure du premier rapport. Je vous donne la liste des morts par ordre chronologique :
- garçon numéro treize : Christian Zugana
- garçon numéro neuf : Benjamin Novak
- fille numéro six : Fanny Lelac
- fille numéro onze : Linka Turovna
Franchement, je m'attendais à mieux. Vous devez vous échauffer, ça doit être ça a priori. Bon, maintenant on prend sa petite carte et son petit crayon, et avec l'aide de sa petite main, on prend note des petites zones interdites :
- la zone B5 à 14h00
- la zone C3 à 15h00 et
- la zone E4 à 16h00
J'ai décidé de commencer doucement, moi aussi. Mais faites attention... Allez, à tout à l'heure les enfants !
- Elle m'énerve quand elle prend ce ton-là ! s'énerva Jérémy.
- A moi aussi ! Au fait, Frédéric, tu pourrais baisser ton flingue ?
- Quoi ?! Ah oui, excuse-moi. Tiens, reprend ton sac et note les zones interdites. Au passage, par simple curiosité, c'est quoi ton arme ?
- Une sarbacanne avec des fléchettes empoisonnées. Moi qui ai de l'asthme, comment voulez-vous que je souffle là-dedans ?
- C'est clair ! lui dit Jérémy. Moi, j'ai eu un gilet pare-balles et Fred a eu un flingue comme tu l'as vu.
- J'ai comme l'impression qu'il va bien nous servir. Quand je pense qu'ils ont tous décidé de jouer à ce jeu stupide, ça me rend malade... avoua Frédéric, la voix pleine de dégoût et de mépris pour les joueurs et les inventeurs de cette ignoble loi.
- Oui, et c'est même le moyen idéal pour ne plus jamais voir vos sales gueules d'ahuris !"

Les trois garçons se retournèrent et virent, à l'entrée de l'infirmerie, Angie accompagnée de sa charmante soeur. Sans avoir eu le temps de dire ou de tenter quoi que ce soit, Angie tira sur Frédéric. La balle l'atteignit au bras, ce qui lui fit lâcher son arme. Sa chemise blanche se teinta de rouge et son bras devenait de plus en plus froid, malgré la brûlure que provoquait la balle.

"Salope !
- Alors Fred, c'est comme cela que l'on traite une fille ?
- Une fille, non. Une folle, oui !
- Bon, ça suffit. C'est quoi vos armes ? Vite ! commanda Eléonore.
- Un flingue.
- Un gilet pare-balles.
- Une sarbacane et des fléchettes.
- Une sarbacane ? Comme c'est intéressant... Peu avant le premier rapport, on a vu Linka s'effondrer, presque morte. Elle avait une fléchette dans le cou. Bien évidement j'ai pû lui donner un grand coup de crosse dans la gueule avant qu'elle ne meurt. C'est dommage, j'aurais tant aimé être son assassin... En tout cas, bien joué, Duncan !
- Quoi ?! Je n'ai pas tué Linka ! Je n'ai tué personne !
- J'en étais sûr ! Je savais que tu nous mentais depuis le début !" hurla Frédéric.

Malgré sa blessure, il réussit à récupérer son arme et, de son bras valide, la pointa en direction de l'irlandais.

"Mais qu'est-ce que tu fous ? lui demanda Jérémy. Depuis quand est-ce que tu crois ces deux garces ?
- Depuis que l'on participe à ce jeu débile où la confiance n'est pas requise.
- Fred, écoute-moi, je t'en supplie... tenta Duncan.
- Ta gueule !
- Bon, OK, admettons que je l'ai tué...
- Tu avoues !
- Tu veux vraiment entendre ça ? D'accord, je l'ai tué, ça te va comme ça ?
- Tu n'es qu'un dégueulasse !
- C'est moi le dégueulasse ? A ta place, je la fermerais. Quand on sait pourquoi tu traînes avec Jérémy, c'est plutôt la honte...
- Qu'est-ce que tu essaies de m'embrouiller ?
- Tout le monda sait que tu profites de lui uniquement parce que c'est une tête en classe.
- Pauvre con !"

Dans un excès de rage, Frédéric vida son chargeur sur Duncan. Le corps de l'irlandais état secoué par l'impact des balles et, lorsque le chargeur fut vidé, il tomba lourdement par terre dans une mare de sang. La colère de Frédéric était si forte qu'il en avait oublié la menace des jumelles. Celles-ci n'avaient pas bougé durant toute la scène. Quand les coups de feu avaient retentit, un large sourire avait illuminé leur visage. La vue du sang les excitait au plus au point et, depuis qu'elles avaient commencé à tuer, elles en voulaient encore et encore tel un jeune vampire le lendemain de sa mutation. Jérémy était paniqué et en état de choc. Il ne comprenait pas le geste de son ami. Lui qui était un garçon si calme et si réfléchi, était devenu un vrai boucher. A cause de son acte, Frédéric donnait raison aux dernières paroles du pauvre Duncan. Jérémy s'approcha doucement de son ami, malgré le tremblement de ses membres.

"Fred, qu'est-ce que tu as fait ?
- Je ne sais pas... Je ne voulais pas... répondit le jeune homme, aussi choqué que son copain.
- Est-ce qu'il a dit vrai ? Je veux dire, tu es pote avec moi uniquement pour avoir un bon dossier scolaire ?
- Bien sûr que non ! lui cracha Frédéric au visage.
- Oh, le menteur ! ironisa Eléonore.
- Ah oui alors, ça c'est un sacré menteur ! se moqua Angie. Ce n'est pas toi que l'on a surpris l'autre jour, en train d'échanger ta copie de maths avec celle de Jérem ?
- J'en ai assez de vous deux, sales chiennes ! Je vais vous tuer ! hurla Frédéric à bout de nerfs en courant vers elles.
- Tu vois ça, j'en doute... "

Le chargeur du jeune homme étant vide, Eléonore lui envoya un shuriken en plein dans le sternum et Angie lui tira une balle dans la tête. Le corps de Frédéric s'écrasa bruyement sur le sol. Sur son visage, baigné d'hémoglobines, était lisible la haine et surtout le désespoir qui l'avaient conduit à sa propre fin. Jérémy était terrifié. Il s'approcha du corps et, lorsqu'il fut à ses côtés, tomba genoux en pleurant. Il saisit Frédéric dans ses bras pour une dernière étreinte fraternelle et, immaculé du fluide vital de son ami, leva la tête vers les Deux Aryennes.

"Pourquoi ?
- Eh, tu es témoin. Il voulait nous tuer et on s'est défendu. C'est de la légitime défense tout simplement !
- Rien n'est légitime avec vous. Vous êtes que deux folles qui désirent ce qu'elles n'auront jamais !
- Ah oui ? Et on pourrait savoir ce que c'est ?
- Le respect et l'amour des autres !
- Crève connard !"

Eléonore lui sauta dessus et, avec l'aide d'un de ses shurikens, lui trancha la gorge. Par la plaie se déversa un flot de sang qui se mêla à celui de Duncan et de Frédéric. Angie fouilla dans les sacs des garçons et prit la sarbacane avec les fléchettes, le chargeur ainsi que le neuf milimètres de Frédéric. Puis, elle retira le gilet pare-balles de Jérémy avec l'aide de sa soeur. Cela pouvait s'avérer très utile. Elles se relevèrent, quittèrent l'infirmerie et, en passant la barrière qui se trouvait autour du bâtiment, Angie dit à sa soeur :

"Allons-y, ma chère. Nous avons une île à dératiser !"

12H30
MORTS : garçons n°10, 8, 7
SURVIVANTS : 19
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.derewyn.skyblog.com
Link

avatar

Nombre de messages : 226
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Mer 16 Juin à 15:15

Trop bien ^^ Faudrait que je les rencontre les jumelles Laughing
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.vale46.fr.st
Seth

avatar

Féminin
Nombre de messages : 86
Age : 32
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Jeu 17 Juin à 9:33

VIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!
Encore quelqu'un aux pulsions suicidaires !!!!
IL EST DES NOTREUH !!!
^^

_________________
Les chiffres sont accablants : il y a des plus en plus d'étrangers dans le monde.

Luis REGO
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Link

avatar

Nombre de messages : 226
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Jeu 17 Juin à 12:52

J'ai pas de pulsions suicidaires mais par contre des pulsions meurtrières ça je ne dis pas ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.vale46.fr.st
Derewyn

avatar

Féminin
Nombre de messages : 813
Age : 33
Localisation : Le Youpi-Youpi FCS
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Jeu 17 Juin à 15:00

C'est drôle ça, il y a pas mal de fans des jumelles.




Marina s'enfuit de derrière son buisson et courut dans la forêt. Elle avait été le témoin du massacre de l'infirmerie. Prise de panique, elle courait à perdre haleine. De nombreuses idées se bousculaient dans sa tête et, la première d'entre elles était si les jumelles l'avaient vu et lui couraient maintenant après. Elle se posa aussi des questions telles que : reverait-elle un jour ses parents ? Se ferait-elle tuer ? Si oui, par qui ? Mais aucune réponse ne parvenait à satisfaire ses interrogations. Le paysage défilait à grande vitesse devant la jeune lycéenne. Au bout de trois-quarts d'heure de course interminable, elle arriva au milieu de cette forêt, pourtant petite, mais sans fin pour la pauvre Marina. Elle décida de prendre le risque de faire une pause et de s'asseoir au pide d'un arbre. Un sentiment étrange la fit ouvrir son sac et elle en sortit son arme : un long et solide lacet. L'idée d'en finir au plus vite avec cette histoire lui effleura l'esprit. Celle-ci lui parût douce, rassurante. Qu'il serait bon de mourir, d'en finir avec cette folie. Sa timidité et sa fragilité ne lui étaient d'aucune utilité durant Battle Royale. Elle se sentait seule, complètement abandonnée. Personne ne l'aiderait, alors elle décida de se rendre service toute seule. Marina prit la lacet de ses petites mains couleur d'ivoire et l'attacha solidement à une branche de l'arbre sous lequel elle se trouvait. Pour ce fait, elle dût monter sur un rondin de bois qui se trouvait à deux pas d'elle. Ses mains tremblantes nouèrent le lacet autour du cou frêle de la jeune fille. Elle ferma doucement ses yeux baignés de larmes, puis compta jusqu'à trois. Mais elle ne sauta pas. Elle revoyait son père lui dire qu'elle devait être courageuse dans la vie et qu'elle ne devait jamais renoncer quoi qu'il arrive, que tout était possible.

"Non ! Je ne peux pas faire ça. Je ne dois pas faire ça. Je me battrai quoiqu'il m'en coûte !
- Tu n'en auras jamais le temps."

Les tirs d'une mitraillette retentirent dans la forêt. Une envolée d'oiseaux passa au-dessus d'elle, dérangée par le bruit interminable, si fort qu'il en rendait fou. Le corps percé de nombreuses balles de Marina pendait là, attaché par le cou de la jeune fille à une branche, en face de Johnny. Un petit sourire victorieux se dessina sur son visage.

"Je suis absolument désolé, Marina. Je t'aimais bien pourtant, tu sais. Mais, comme tu l'as deviné avant de mourir, il n'y a que la loi du plus fort qui sera respectée sur cette foutue île."

Johnny la regarda encore quelques minutes afin de s'assurer qu'elle était bien et définitivement morte, puis il récupéra les vivres de Marina et décida de continuer sa route pour atteindre la zone C6. Le corps sans vie de la lycéenne pendait au milieu des arbres et le silence reconnaissable de la mort s'installe petit à petit dans cette sinistre forêt.

13H22
MORT : fille n°10
SURVIVANTS : 18
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.derewyn.skyblog.com
Link

avatar

Nombre de messages : 226
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Jeu 17 Juin à 15:26

Trop bien ^^ Johnny aussi il a l'air sympa Rolling Eyes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.vale46.fr.st
Derewyn

avatar

Féminin
Nombre de messages : 813
Age : 33
Localisation : Le Youpi-Youpi FCS
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Jeu 17 Juin à 15:39

Pendant ce temps-là, dans un entrepôt désaffecté de la zone F4, un groupe d'élèves s'était regroupé. Ils étaient trois garçons et deux filles, et aucun d'entre eux n'avait une arme assez efficace qui leur permettraient de se défendre. Lee-Anne avait reçu un poêle à frire; Alida, des baguettes japonaises; Ahmed, un tir-bouchon et Matthias, une cuiller en bois. Ce dernier avait même fait rire ses camarades en disant qu'ils auraient eu une chance de gagner si le jeu se serait appellé "Cuisine Royale". Mais cette blague ne détendit l'atmosphère que pendant un certain temps. Heureusement, Simon avait reçu une arme, certes radicale, mais très utile si le cas l'exigeait : une bombe. Le colombien se tenait un peu à l'écart de ses amis. Discrètement, son regard épiait Lee-Anne. Il aimait son joli visage ovale, ses yeux verts et ses cheveux châtains, parsemés de mèches rouges. Mais il ne pouvait pas se permettre de l'approcher et encore moins de l'aimer. La famille de Simon était connue dans toute la Colombie pour faire partie du gang de Luis Rodriguez, un des plus dangeureux trafficants de drogue et d'armes de toute l'Amérique du Sud. Son père était d'ailleurs son meilleur ami et, si Lee-Anne devait entrer un jour dans la famille, elle n'en sortirait que sur un brancard appartenant à la morgue colombienne. Tout à coup, Simon pensa que les lois imposées par le gang n'avaient absolument aucune valeur sur l'île et qu'il pouvait peut-être se rapprocher de la belle américaine qu'il aimait en secret. Mais ses pensées furent brutalement interrompues par l'arrivée de Ryoko. La japonaise barricada la porte dès qu'elle l'eut franchie, en utilisant tout ce qu'il se trouvait à sa portée telles que des chaises et autres étagères. Lorsqu'elle se retourna, elle pût constater qu'elle n'était pas toute seule dans son abri. Alida s'approcha d'elle et prit la parole :

"Que s'est-il passé, Ryoko ? Pourquoi es-tu aussi essoufflée ?
- Je... J'étais poursuivie... par Stéphane. Il est armé d'un fusil,... mais j'ai quand même réussi à le semer...
- Tu ne nous veux pas de mal, hein ?
- Parce qu'avec ça, tu crois que j'en serai capable ?! C'est un bâton de pèlerin ! Et je croyais être toute seule ici. Mais, et vous ? Vous avez de mauvaises intentions ?
- Non, ne t'inquiète pas. Regarde un peu nos armes : un tir-bouchon, une poêle à frire, des baguettes japonaises et une cuiller en bois ! On ne te fera pas grand mal avec tout ça. Il n'y a que Simon que l'on peut présumer dangereux parmis nous.
- Eh, Ahmed, fais gaffe à ce que tu dis !
- Je rigole, mon pote.
- Vous avez entendu le rapport de tout à l'heure ? C'est affreux pour eux. Je suis sûre que les jumelles y sont pour quelque chose.
- Ryoko, ne met pas tout sur leur dos. Ce jeu a rendu fou tout le monde. Pour ma part, je suis persuadée qu'elles ne sont pas les seules dans cette affaire.
- Tu crois, Lee-Anne ?
- Pratiquement. Au fait, est-ce que je peux te poser une question ,
- Vas-y, mais je m'attend déjà à ce que tu vas me demander.
- Pourquoi, quand madame Raverdini répondait à nos questions, elle t'a regardé en disant que personne ne serait perdu cette fois ?
- Vu les conséquences, je vous dois à tous une explication. Avant d'arriver en Europe, j'habitais à Tokyo. Un soir, en rentrant du lycée, ma mère m'a dit que l'établissement avait appelé pour prévenir que j'allais faire, ainsi que ma classe, un voyage éducatif prévu à la dernière minute. La veille du départ, j'étais si excitée que je n'arrivais pas à dormir. Je suis allée prendre un verre d'eau dans la cuisine et c'est à cet instant que j'ai vu mes parents parler avec un homme que je n'avais jamais vu. Je me suis installée derrière la cloison de papier et, intriguée par l'heure tardive à laquelle il était venu leur rendre visite, j'ai écouté ce qu'il avait à leur raconté. Il parlait d'une nouvelle loi qui avait été votée récemment et qui s'appellait "Battle Royale". Dès que j'eus appris que notre voyage n'était qu'une couverture pour nous mener sur cette île, je me mis en téte qu'il était hors de question que j'y aille. Le lendemain, je fis comme si de rien était. Je suis montée dans le car. Tout le monde était ravi de pouvoir enfin sortir de cette grande ville. Je revois encore le visage de Xia lorsqu'elle m'avoua qu'elle n'avait jamais voyagé...
- Qui est Xia ?
- Xia était ma meilleure amie. Elle était si douce et si gentille. Elle me manque atrocement. Où en étais-je ? Ah, oui. Donc, au bout de deux heures de trajet, le car s'arrêta près d'un centre commercial à la sortie de Tokyo. Notre professeur nous autorisa à aller aux toilettes. Au bout de quinze minutes, tout le monde remonta dans le car.
- Tout le monde, sauf toi.
- Sauf moi. Notre professeur était tellement pressé d'arriver sur l'île qu'il en avait oublié de faire l'appel. Xia n'avait remarqué mon absence que trop tard. Elle avait le mal des transports et avait donc prit des somnifères pour le voyage.
- Et qu'est-ce que t'as fait, alors ?
- J'ai attendu jusqu'à ce que le centre commercial ferme. Ensuite, je suis rentrée chez moi.
- Comment ?
- A pied. Je sais, je me suis tapée deux cent kilomètres avant d'arriver enfin chez moi. En arrivant, j'ai vu ma mère qui pleurait. Dès qu'elle m'aperçut, elle et mon père me serrèrent dans leurs bras et je leur dis ce que j'avais fait. Le jour suivant, le directeur de mon établissement téléphona à la maison pour savoir où j'étais. Mon père raconta que je m'étais perdue dans le centre commercial et que, prise de panique, j'avais appellé un taxi pour rentrer chez moi. Mes parents me changèrent de lycée et, en espérant de ne plus me retrouver à nouveau participante de ce jeu, ils m'inscrivèrent à EURO AND CO. Malheureusement, nous voilà ici. Soit les règles ont changé pour faire participer un lycée européen, soit ils m'ont retrouvé et ça serait de ma faute si vous êtes tous là aussi.
- Quoi ?
- Du calme, Simon. On ne peut pas en vouloir à Ryoko. Rien n'est de sa faute.
- Mais, elle vient de le dire !
- On n'a pas le temps de râler ! Il faut que l'on se serre les coudes et ce, jusqu'à la fin, d'accord ? demanda Lee-Anne.
- D'accord ! répondirent les cinq autres d'une seule et même voix.
- Je dois vous prévenir, dans ce jeu, il y a une règle qui doit être impérativement respectée : celle d'avoir un ou plusieurs volontaires, déclara Ryoko.
- Comme dans le film ?
- Exactement. Ce film est la pure vérité alors, si vous voulez survivre, rappellez-vous-en parfaitement.
- Tu peux compter là-dessus. On ne l'oubliera pas de sitôt !"

Ryoko était maintenant rassurée. Rassurée et soulagée. Cette histoire lui pesait énormément sur la conscience et elle pensait pendant tout ce temps qu'elle emporterait ce secret dans la tombe. Mais, ils n'avaient pas de temps à perdre. Il leur fallait se méfier de chacun, même si une personne leur paraissait innocente et, surtout, il leur fallait démasquer le ou les volontaires. Sans attendre plus longtemps, Ryoko décida de sortir, accompagnée d'Ahmed et de Matthias. Simon était chargé, ainsi qu'Alida et Lee-Anne, de surveiller les environs et de protéger leur abri momentané. Trouver ce ou ces fanatiques de jeu n'allait pas être une chose facile. Le groupe partit discrètement dans le forêt. Désormais, ils étaient et traqués, et traqueurs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.derewyn.skyblog.com
Link

avatar

Nombre de messages : 226
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Jeu 17 Juin à 22:29

C'est moi le volontaire Laughing J'suis caché Razz
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.vale46.fr.st
Derewyn

avatar

Féminin
Nombre de messages : 813
Age : 33
Localisation : Le Youpi-Youpi FCS
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Ven 18 Juin à 10:59

Link a écrit:
C'est moi le volontaire Laughing J'suis caché Razz

Si ça peut te faire plaisir...




Sophie longeait depuis quelques temps la rivière à l'est de l'île. Complètement déboussolée, elle ne savait pas où elle se trouvait. A cause de sa trop grande précipitation à échapper aux autres, elle avait perdu sa carte, ainsi que sa boussole. Elles avaient dû tomber quand Sophie se trouvait au-dessus de la falaise d'où elle avait vu la grotte qui abritait désormais les corps sans vie de Benjamin et de Fanny. Cette découverte avait beaucoup choqué Sophie. Les deux amoureux se trouvaient en face d'elle, leurs lèvres scellées entre elles pour toujours. Quelques crabes avaient commencé leur travail en ce qu'il concernait la décomposition. En voir un de couleur rouge sortir des orbites de Fanny avait fait fuir l'adolescente. L'estomac au bord des lèvres, elle dût s'arrêter pour vomir. Traumatisée, elle marchait, suivant la rivière comme Thésée suivait la fil d'Ariane dans le labyrinthe du Minotaure. Elle regarda sa montre d'un regard vide et brouillé par ses larmes. Les aiguilles, trottant calmement dans leur cadran, indiquaient qu'il était 14h55. Cela faisait presque neuf heures que cette tuerie avait commencé. La démarche de la lycéenne aurait pû être comparée à celle d'un mort-vivant en quête d'humains afin d'assurer sa misérable survie. Ses pieds traînaient dans la boue, le long de la rivière. Après quelques pas qui furent de trop, ses forces l'abandonnèrent et elle tomba à genoux, la respiration haletante, ses yeux bouffis et humides. Sa main droite serrait très fort son arme dérisoire : un miroir. Elle se regarda dedans. Tout à coup, elle entendit un bip répétitif qui provenait de son collier de metal. Dans le miroir, elle vit qu'un clignotant rouge s'était mis en route. En repensant rapidement au premier rapport, Sophie sut qu'elle se trouvait dans la zone C3. Ne pouvant rien faire, elle hurla le nom d'Etienne, le seul petit ami qu'elle n'ait jamais eu et son collier la tua, lui ouvrant la gorge en sectionnant la carotide. Très vite, la rivière devient une rivière de sang qui continuait de s'écouler de son rythme incessant vers la grande bleue.

15H01
MORT : fille n°4 SURVIVANTS : 17
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.derewyn.skyblog.com
Link

avatar

Nombre de messages : 226
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Ven 18 Juin à 12:46

MMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM ^^ Vive les colliers Laughing
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.vale46.fr.st
Derewyn

avatar

Féminin
Nombre de messages : 813
Age : 33
Localisation : Le Youpi-Youpi FCS
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Sam 19 Juin à 12:31

Les jumelles avaient décidé de se séparer et de se retrouver dans la zone G7 pour le second rapport. Eléonore avait pris le chemin qui menait au nord et Angie, celui qui menait au sud. Cette dernière aperçut Stéphane près de la mer. Elle décida d'aller le voir. Lorsqu'il entendit des pas derrière lui, le marseillais s'empara de son fusil et le pointa en direction d'Angie.

"Ne t'approche pas, Angie. Je sais quelle genre de garce tu es et je n'aurai aucun remord à t'abattre. Tu n'aurais jamais dû jouer avec moi comme tu l'as fait."

En entendant ces paroles, Angie fondit en larmes. Ses magnifiques yeux bleus ressemblaient à deux belles cascades dans lesquelles le soleil aime à se refléter.

"Je sais, j'ai été nulle avec toi. Je ne souhaitais pas que ça se passe comme ça. C'est Eléonore. Elle m'a forcé à agir ainsi. J'aime ma soeur, tu sais. Si je ne lui obéissais pas, elle ne souhaitait plus me parler.
- Je ne te crois pas. Tu mens encore une fois.
- Non, je te le jure. Sur ma vie, je te le jure. Sur mon honneur même, si tu veux.
- Arrête de pleurer ! lui ordonna Stéphane, quelque peu destabilisé par cette jolie fille.
- Je t'aime, Stef. Depuis le premier jour où je t'ai vu, je n'ai pas arrêté de penser à toi. Fais-moi confiance, je t'en prie.
- Moi aussi, je t'aime, Angie."

Stéphane, convaincu de la bonne foi de la jeune fille, abaissa son fusil et s'approcha d'Angie. Celle-ci l'embrassa fougueusement et ils s'allongèrent sur le sable. Petit à petit, leurs deux corps se retrouvèrent nus sur cette grande plage, parfaitement déserte. Les caresses d'Angie avait rendu Stéphane fou de désir et ils firent l'amour devant l'océan. Voyant la vigilance du garçon réduite à néant, Angie s'empara rapidement de son arme. Stéphane la regarda d'un air à la fois étonné et amusé.

"Qu'est-ce que tu fais, bébé ? Tu sais qu'il n'y a rien de plus excitant qu'une jolie fille nue armée ?
- Non, tu viens de me l'apprendre. Profites-en bien car, c'est la dernière fois que tu en verra une.
- Qu'est-ce que... "

Stéphane n'eut pas le temps d'achever sa phrase. La balle qui lui explosa le coeur lui rendit cette tâche impossible. Il s'écroula, face contre terre. Angie le regarda et cracha sur son cadavre.

"Pauvre con. Même pour le cul, tu ne valais rien."

Elle se rhabille et, prit avec elle le sac et le fusil de Stéphane. Les munitions de son pistolet commençaient à diminuer et il lui fallait une nouvelle arme de toute urgence. Celle-ci n'était pas très pratique, mais qu'importe. Elle devait faire du bon travail.

15H47
MORT : garçon n°3
SURVIVANTS : 16
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.derewyn.skyblog.com
helora

avatar

Nombre de messages : 262
Localisation : TREGUNC
Date d'inscription : 18/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Sam 19 Juin à 23:58

La suite! La suite! La suite!!!!! Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Derewyn

avatar

Féminin
Nombre de messages : 813
Age : 33
Localisation : Le Youpi-Youpi FCS
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Dim 20 Juin à 18:52

Toujours à la recherche d'autres victimes, Eléonore savait qu'elle pouvait faire confiance à sa soeur. Mais, elle savait également qu'il n'y aurait qu'un seul gagnant, et soeur ou pas soeur, elle ne laisserait la victoire à personne. Ses pensées furent vite interrompues par l'arrivée de Riwanon. Serrant très fort son couteau de cuisine, la brunette fit face à la blonde. Elle savait très bien que ses chances étaient limitées en présence d'une telle sauvage, mais elle n'avait pas le choix. C'était elle ou Eléonore.

"Qu'est-ce que tu comptes faire avec ça, Riwa ? Me tuer ?
- Ne t'approche pas, Eléonore. Cette fois, tu ne gagneras pas. Je n'ai pas l'intention de me faire tuer et surtout pas par toi ou par ta garce de soeur.
- Tu sais, je ne parierai pas trop là-dessus. Tu vas mourir. Vous allez tous mourir.
- Peut-être que je vais y rester, mais ça ne sera pas sans me défendre."

D'un bond, Riwanon sauta sur Eléonore et toutes deux roulèrent en bas de la colline sur laquelle elles se trouvaient. Durant leur chute, Riwanon réussit à blesser son ennemie. La lame de son couteau avait glissé sur le flanc gauche de la jeune fille et du sang commençait à s'écouler par la plaie. La douleur décuplant ses forces, Eléonore se saisit de son adversaire par les cheveux et lui fit heurter le sol aussi durement qu'elle le pouvait. Riwanon se dégagea en roulant sur le côté et réussit à s'emparer du revolver de la soeur d'Angie qui était tombé non loin de là. Elle pointa l'arme sur la blonde et sentit qu'elle ne devait pas laisser passer cette oportunité. Eléonore la regarda et se mit à rire de plus belle.

"Pourquoi est-ce que tu te marres ?
- Ma pauvre Riwanon, crois-tu vraiment que tu vas me tuer ?
- Oui, et ensuite je m'occuperai de ta soeur. Je sais que j'en suis capable. Regarde-toi, tu saignes.
- Ce n'est qu'une égratinure, dit Eléonore en ayant beaucoup de mal à se mettre debout. Elle glissa sa main délicatement dans son dos.
- Ne bouge surtout pas ! Qu'est-ce que tu fais ?
- Ne t'inquiète pas, ça ne sera pas douloureux.
- De quoi tu parles ?
- De ça... "

D'un geste bref, Eléonore envoya un shuriken dans la main qui tenait le pistolet pointé vers elle. Riwanon, surprise, le jetta au loin. Sa main lui faisait horriblement mal, mais elle n'avait pas le temps de s'en préoccuper. Déjà, son ennemie était sur elle, ses mains se reserrant sur sa gorge. Malheureusement, Riwanon eut un mauvais réflexe : celui de retirer brutalement les mains d'Eléonore qui tenaient fermement son collier. La pauvre adolescente entendit un déclic et le collier émit le signal caractéristique de son auto-destruction. Eléonore n'eut pas le temps de dégager sa main et celle-ci ressentit une vive douleur. Alors qu'une plaie béante se présentait à elle sur la gorge de la pauvre Riwanon, elle regarda sa main. Trois de ses doigts avaient été arrachés par l'explosion et sa paume était gravement brûlée. Pendant un moment, son regard resta fixé sur ses moignons où se trouvaient son majeur, son annulaire et son auriculaire. Puis, elle se décida d'agir. Elle pansa sa main avec un morceau de la chemise de Riwanon, ramassa les armes, les mit dans son sac et continua son chemin afin de trouver de quoi se soigner. La plaie qu'elle avait sur le côté commençait à s'ouvrir et elle devait faire vite. Ses pansements n'allaient pas durer très longtemps.

16H12
MORT : fille n°1 SURVIVANTS : 15
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.derewyn.skyblog.com
Link

avatar

Nombre de messages : 226
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Lun 21 Juin à 0:12

Viteeeeeeeeeeee appelez un docteur, il faut sauver la jumelle Laughing
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.vale46.fr.st
Derewyn

avatar

Féminin
Nombre de messages : 813
Age : 33
Localisation : Le Youpi-Youpi FCS
Date d'inscription : 01/06/2004

MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   Lun 21 Juin à 14:14

Ryoko devançait les garçons. Raconter ce qu'elle savait l'avait délivrée et maintenant, elle se sentait plus forte. Au fond d'elle-même, elle comprenait que sa présence sur l'île n'était pas dûe au fruit du hasard. Ils l'avaient retrouvés et elle décida de jouer le jeu, mais pas comme ils le voulaient. Elle se devait de l'arrêter, ainsi que ses camarades, tant qu'ils resteraient en vie et ensemble. Au bout d'un certain temps, ils arrivèrent au milieu de la forêt. Ahmed aperçut quelqu'un au loin.

"Regardez là-bas. C'est Marina ! Eh, Marina, on arrive !
- Non, Ahmed, n'y vas pas. C'est peut-être un piège !
- Qu'est-ce que tu racontes ? Marina est la fille la plus gentille du monde. J'y vais.
- Non... "

Ryoko ne parvint pas à empêcher le jeune tunisien d'aller rejoindre son amie. Dès qu'il se trouva devant elle, il ne pût réprimer un cri d'horreur qui déchira le calme de la forêt. Matthias et Ryoko arrivèrent en courant et comprirent ce qui avait poussé Ahmed à crier. La pauvre Marina était toujours pendu à la branche où l'avait laissé Johnny en la mitraillant. Le spectacle qui s'offrait aux yeux des trois compagnons était abominable. Le corps mutilé de la jeune fille était entouré d'une nuée d'insectes bourdonnants et quelques corbeaux y avaient trouvé un festin digne des charognards qu'ils étaient. Une odeur infecte empestait l'air tout autour de la zone. Matthias et Ryoko aidèrent Ahmed à se relever de l'endroit où il s'était effondré pour pleurer.

"Viens, Ahmed. Il n'y a plus rien à faire.
- C'est horrible. Pourquoi ? Pourquoi elle ?
- Ce que je vais te dire est dur, mais c'est la réalité du jeu qui a voulu ça. N'oublie pas où nous nous trouvons et ce à quoi nous participons. Battle Royale est intraitable. Cela aurait pu être toi.
- Tu as raison, Ryoko. Mais c'est dur.
- Je sais, moi aussi quand j'ai su que tous mes amis ont été tués, j'ai eu beaucoup de mal à m'en remettre. Mais il ne faut pas renoncer. Il faut se battre.
- Ils vont tous payer.
- Ne t'inquiète pas, vengeance sera faite. Je te le promets.
- Je ne compterai pas trop là-dessus, si j'étais vous.
- Johnny ? Qu'est-ce que tu nous veux ?
- Mais rien, Ryoko. Au fait, vous avez trouvé Marina ? Je suis absolument désolé pour ça, Ahmed, mais je devais le faire. Je veux m'en sortir.
- Ordure !
- Tu crois que je ne le sais pas ? Vivre avec l'idée que l'on a tué quelqu'un est une malédiction, mais si c'est le prix à payer pour rester vivant, soit.
- Tu me dégoûtes !
- Maintenant, excusez-moi, mais vous allez devoir mourir également. Sachez quand même une chose : vous avez été de bons copains.
- Garde tes compliments au cul !
- Adieu, les amis... "

Johnny tira sur Matthias qui commençait à s'échapper. Celui-ci rendit son dernier souffle dans un buisson de fougères. Le garçon, armé de sa mitraillette, pointa son arme sur Ryoko, mais au moment où il allait presser la détente, quelque chose fit que ses yeux se mirent à lui brûler. Sa vue se brouilla.

"Courez !" ordonna Zoé, armée de son spray anti-agressions, à Ryoko et à Ahmed.

Le couple commença à courir. Ryoko se retourna et hurla à Zoé de les suivre. La petite autrichienne n'eut pas le temps de les rattraper. Johnny lui tira dans le dos, malgré sa vue encore très floue. Ryoko rebroussa chemin et, armée de son bâton, assena plusieurs coups à Johnny d'une telle rapidité que le jeune homme ne comprit que trop tard ce qui lui arrivait. Ryoko frappait et frappait encore lorsque son ami Ahmed la secoua afin qu'elle reprit ses esprits.

"Ryoko, arrête. Il est mort, ça y est. Calme-toi... "

La japonaise regarda alors ce qu'elle avait fait et se mit à pleurer. Malgé elle, elle était devenue une participante active de Battle Royale et cela l'effrayait. Ahmed la prit par les épaules dans l'espoir de la consoler et la ramena vers l'entrepôt désaffecté retrouver Simon, Lee-Anne et Alida.

16H29
MORTS : garçons n°6, 11
fille n°13
SURVIVANTS : 12


Dernière édition par le Lun 21 Juin à 14:23, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.derewyn.skyblog.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Battle Royale 2003   

Revenir en haut Aller en bas
 
Battle Royale 2003
Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» reportage sur la famille royale d'Angleterre
» marine royale 1860
» Les proxy pour Battle
» Liste des batiments désarmés de la Royale
» THE PRINZ EUGEN FILM The Battle of the Denmark Strait .

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Forum du Youpi Youpi Fan-Club Show :: Le Coin des Artistes :: Fanfic'-
Sauter vers: